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lundi 31 mai 2010

Le parcours de Joseph, étudiant à Clermont-Ferrand

Joseph, titulaire d’un Master 2 « Gestion et Administration des Entreprises option Management » à l’université d’Auvergne, est actuellement inscrit en première année de Licence de Lettres à l’université Blaise Pascal pour parfaire sa maîtrise de la langue et sa connaissance de la culture française, dans la perspective d’un emploi. Il est soutenu par tous ses professeurs, par l’entreprise où il a réalisé son stage et qui espère l’embaucher cet été sur un poste d’auxiliaire de vacances.
Joseph doit rester ici, avec son amie, avec qui il vit depuis 2 ans et pouvoir poursuivre ses études.

Suite à la mobilisation à ses côtés, une première victoire a été remportée vendredi 17 avril.
Après l’audience devant le tribunal administratif où les militants de RESF étaient nombreux, la Préfecture, anticipant la décision du Juge qui devait se prononcer le lundi suivant, a annulé la précédente OQTF et en a signifié une nouvelle à cette date.

Ce qui signifie pour Joseph qu’il a eu un mois de recours, et a pu accéder à ses droits de recours dont la Préfecture l’avait privé.

La préfecture a fini par accorder un nouveau titre de séjour étudiant jusqu’en octobre. Grâce à la mobilisation autour de lui, il peut aujourd’hui poursuivre son parcours de vie et d’études.

Bravo à tous ! Continuons le combat.

RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS ! LES SANS-PAPIERS NE SONT PAS DANGEREUX, ILS SONT EN DANGER !

samedi 6 février 2010

Régularisation de tous les sans papiers !!!!

.Salma et Salima ont eu 18 ans au mois d’avril. Comme des milliers de jeunes majeurs qui ont dû quitter leur pays étant enfants elles vivent sous la menace d’une expulsion depuis leur majorité. Elles sont jumelles, accueillies en France par leur tante à l’âge de 13 ans. Leur grand-mère qui les élevait venait de décéder et elles ne pouvaient rien attendre de leurs propres parents. Scolarisées au collège puis au lycée elles ont ensuite signé toutes deux un contrat d’apprentissage qui se déroulait à la satisfaction de tous. Partout est loué leur courage et leur volonté.

Une demande de titre a été refusée par courrier du 27 Juillet. Après 7 mois de silence de la préfecture, les policiers sont venus chez leur tante, ont emmené Salima et l’ont conduite au centre de rétention de Lyon. Salma a échappé à l’arrestation. Elle était alors hospitalisée angoissée et dépressive depuis l’annonce du refus de séjour.

Salima et Salma doivent rester ici. « Elles sont d’ici elles restent ici » comme l’ont scandé les 350 personnes réunies à nouveau devant la préfecture mercredi 3 février, troisième rassemblement en moins d’une semaine.

Salima a été expulsée vers Casablanca jeudi 4 février à 9H.
La forte mobilisation de ces derniers jours, l’intervention des élus auprès du Préfet, l’intervention de députés sur les bancs de l’assemblée, les interventions auprès des ministres, tout cela permet d’envisager encore un retour rapide de Salima.


Par la mobilisation des lycéens et des personnels du lycée Camille Claudel et du collège la Charme, Youssouf, arrêté à l’entrée de son immeuble au retour du lycée, a échappé au Centre de Rétention Administrative mais a été assigné à résidence pour continuer son année scolaire.


A l’université les étudiants avec RUSF se mobilisent pour demander la régularisation de deux des leurs. Samir étudiant en 3è année de LEA de Clermont-Ferrand a reçu une Obligation de Quitter le Territoire Français. Ziyed, étudiant en licence d’informatique a reçu une deuxième OQTF après avoir connu le Centre de Rétention il y a un an. Ces entraves à une scolarité sereine deviennent chaque jour plus insupportables bien au-delà de la communauté scolaire qui voit fondre le sens de son action dans la décision d’expulsion d’un élève ou d’un étudiant.


Marieta, Andranik et leur fils Guéram âgé de 24 ans ont dû fuir leur pays, l’Arménie, car leur vie y est menacée. Lorsque Guéram était à l’armée il a été témoin, bien malgré lui, de crimes perpétrés par des militaires. Pour lui et sa famille ce fut ensuite un enfer. Comment réclamer la protection des autorités de leur pays puisque c’est par elles qu’ils sont persécutés. En France, déboutés à l’Ofpra, ils ont reçu un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Marietta et Andranik ont plus de 50 ans. Ils ont passé toute leur vie dans leur ville d’Erevan. La menace était telle qu’ils ont tout abandonné, leur famille, leur maison, leur travail pour sauver leur vie. Ils vivent cachés dans la région.


De Salma, de Salima et de tous ceux là nous exigeons la régularisation !!!

samedi 30 janvier 2010

Régularisation de Salima et Salma

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Libération immédiate de Salima !!!

Salma et Salima Boulazhar ont eu 18 ans au mois d’Avril. Comme des milliers de jeunes majeurs qui ont dû quitter leur pays étant enfants Salima et Salma vivent sous la menace d’une expulsion depuis leur majorité. Elles sont jumelles, accueillies en France à l’âge de 13 ans chez leur tante. Leur grand-mère qui les élevait venait de décéder et elles ne pouvaient rien attendre de leurs propres parents.

Depuis leur arrivée, elles se sont battues pour reconstruire leur vie en France. Elles ont été scolarisées au collège puis au lycée et ont ensuite signé toutes deux un contrat d’apprentissage qui se déroulait à la satisfaction de tous. Tous ceux qui les connaissent témoignent de leur courage et de leur volonté.

Une demande de titre déposée avant leur majorité a été refusée par courrier du 27 Juillet. Après 7 mois de silence de la préfecture, le 19 Janvier, les policiers sont venus chez leur tante, ont emmené Salima et l’ont conduite au centre de rétention de Lyon.

Salma a échappé à l’arrestation. Elle était alors hospitalisée angoissée et dépressive depuis l’annonce du refus de séjour.
Le juge des libertés a décidé de prolonger la détention de 15 jours. Nous savons que cela accorde 15 jours aux autorités pour obtenir « l’accord de réadmission » de Salima de la part des autorités marocaines.

Salima est en grand danger d’expulsion. Salma est condamnée à se cacher.

Nous demandons la libération immédiate de Salima.

Nous demandons au préfet qui a cette possibilité là, de revenir sur sa décision d’expulsion et de régulariser la situation de Salma et Salima.